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REGISTRES
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DU BUREAU [i566]
Suyvoient mess" les scrutateurs, Conseillers, Receveur de la Ville, Quarteniers et plusieurs notables bourgeois de lad. Ville. Et sont allez en son logis près le Louvre W, et l'ont trouvé, acompaigné dud. sr Guyot, antien Prevost. Après luy avoir faict la reverence, l'ont admené au mesme ordre en l'Hostel de lad. Ville, où il a esté mys en possession par mond. sr Guiot, qui luy a baillé ses clefz du seau de lad. Ville, et luy a donné à entendre les lieux de sa séance. Puys ont trouvé la collation toute preste en la maniere par chascun an acoustumée.
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leroy, nouveau Prevost; et Mess" les Eschevins ont mandé les scrutateurs, et plusieurs Conseillers, Quarteniers et bourgeois pour eulx trouver à une heure après mydi en l'Hostel de la Ville pour aller au devant dud. sr de Villeroy, Prevost des Marchans nouveau esleu.
Et se sont trouvez à lad. heure en l'Hostel de lad. Ville, et sont partiz en l'ordre qui ensuict :
Marchoient premierement six sergens de lad. Ville, vestuz de leurs robbes my parties, à pied.
Après, marchoient Mess™ les Eschevins et Greffier à cheval, vestuzde leurs bonnes robbes noires.
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DCCLXVI. — Lettres du Roy, receues le xxvie Aoust v° lxvi,
pour la nativité de la fille d'espaigne.
Lettres de monseigneur le mareschal de Montmorency à la Ville.
Feu de joye pour la nativité de l'enfant de la Royne d'Espaigne.
26 août i566. (H 1786, fol. 378V.)
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A noz aînez et feaulx, les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, noz amez et feaulx, nous donnons presentement avis à nostre cousin, le mareschal de Montmorency, vostre Gouverneur, de l'heureux acouchement de nostre tres chere seur, la Royne catholique des Espaignes -2', et luy mandons
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qu'il ayt à en faire rendre graces à Dieu et chanter le Te Deum en l'eglise Nostre Dame de Paris, où nous voullons que, suyvant ce-qu'il vous dira, vous ne failliez à assister et vous trouver, ainsi que plus au long vous entendrez de nostred, cousin estre nostre intention, que ne fauldrez de croire en cest endroict comme nous mesmes. Donné à Mouchi, le xxnejour d'Aoust mil vclxvi^."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Robertet.
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(1) L'hôtel de Villeroy, rue des Poulies, beau et somptueux logis, reconstruit avant 1519 par Nicolas do Neufville, seigneur de Villeroy, portait primitivement le nom d'hôtel d'Alenfon ou de Grand-Ahnçon. Il prit le nom d'hôtel d'Anjou à la suite de la cession faite, le 3o mai i568, au duc d'Anjou qui devint roi de France sous le nom de Henri III; c'est dans cet hôtel qu'il reçut les ambassadeurs chargés de lui annoncer son élection au trône de Pologne.
(2' On voit par la correspondance de Catherine de Médicis avec quelle sollicitude elle s'informait de la santé dc sa fille, surtout pendant la dernière période de sa grossesse; elle écrivait, le 3o juin i566, à M. de Fourquevaux : «J'attends en bonne devotion des nouvelles de la Royne ma fille, car je ne puis estre à mon ayso, la scachant si prez de son terme qu'elle estn, et elle ajoutait en post-scriptum : "Je vous prye que je aye tous les houit jours de ses noveiles. La royne d'Ecosse a faist eun fils, je prie Dieu qu'elle en fasse autant.n Catherine de Médicis fut déçue dans son espérance; elle annonçait, le 21 août, au connétable de Montmorency quc la reine d'Espagne venait d'accoucher d'une tille et confirmait cette nouvelle, le 27, en l'accompagnant de cette réflexion : «Encore que je desirase eun fils, mais puisque la mere se porte bien, c'est le principal.- Le méme regret se trahit dans une lettre écrite, le 22 août, à M. de Fourquevaux, où la Reine Mère lui marquait : -Nous estions tousjours sur espines en attendant de sçavoir des nouvelles de l'accouchement de la Royne Catholique madame ma fille ; or je loue Dieu dont elle en est delivrée par sa saincte grace, encores que nous eussions bien autant aymé un fils;- elle s'inquiétait beaucoup d'une «petite fiebvre tierce- et priait M. de Fourquevaux de lui envoyer toutes les semaines bien amples nouvelles de la santé de sa fille, jusqu'à ses relevailles. Dans sa réponse du 29 août, l'ambassadeur mettait Catherine de Médicis au courant des progrès de la convalescence de la reine d'Espagne : «La Royne vostre fille, mandait-il, se porte bien, excepté de si peu de fiebvre qu'on sauroit dire, qui ne la laisse encore, les médecins m'assurant tous que la fiebvre va d'elle mesmes en diminuant, et Iad. dame recouvrant laforce ef son appétit, dormant comme elle vouloit, avec bon repos; il n'est plus question par maniere de dire, sinon de la refaire et restaurer par bonnes viandes.» (Cf. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 369, 379-)
(3) Charles IX écrivait, le même jour, au Parlement pour lui annoncer que la reine d'Espagne, sa sœur, était accouchée, le 11 août, d'une belle fille, et le priait d'assister au Te Deum que le maréchal de Montmorency ferait chanter à Notre-Dame pour célébrer cet heureux événement. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1" 1619, -°1- 2-5 v°.)
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